L’institution propose une prise en charge globale, ainsi différenciée : une prise en charge alliant suivi psychothérapeutique et suivi éducatif, un hébergement externalisé et individualisé, une allocation d’entretien. Son développement au fil de ses plus de 35 ans d’exercice témoigne de la pertinence de son modèle singulier dans le domaine social et éducatif. Ses acteurs ont progressivement affiné la définition des ressorts qui fondent ses interventions.
Les outils dont ils disposent se distribuent dans le champ social de l’éducatif et de la psychothérapie. Ils consistent dans :
· la formation et l’expérience professionnelle des cliniciens et cadres de service ,
· les dispositifs institutionnels mis à la disposition des acteurs pour l’opération d’insertion des adolescents concernés,
· le nouage singulier référent administratif / clinicien pour leur accompagnement.
Le suivi socio-éducatif et psychothérapeutique
C’est le temps où se joue l’essentiel de la partie entre le jeune et le binôme, souvent sur plusieurs années et avec les mêmes intervenants. Cette continuité est déterminante pour des jeunes qui ont souvent connu rupture sur rupture. Cette stabilité est renforcée par la disponibilité du thérapeute qui peut être sollicité toute l’année, de jour comme de nuit. Les échanges incessants entre le directeur de service ou chef de service et le thérapeute ainsi que les différentes instances de contrôle permettent une évaluation et un ajustement permanents à ce que le jeune met en jeu. Mais la partie se joue aussi avec les assistants qui sont en contact avec les jeunes, s’occupent de nombre de démarches administratives et assurent l’organisation du travail, comme elle se joue souvent aussi directement avec le directeur général et, dans tous les cas, sous sa responsabilité. Une astreinte téléphonique pour les jeunes est assurée par l’équipe de direction. Elle fonctionne 24h sur 24 tous les jours de l’année. Ce numéro d’urgence est aussi mis à la disposition des intervenants, tels que les hôpitaux, les commissariats, les praticiens de l’institution ou les bailleurs. Les différentes instances de contrôle permettent une évaluation permanente de la situation de l’usager et de son évolution.
La fin de la prise en charge
Elle intervient, au maximum, à l’âge de 21 ans pour les usagers. C’est dire l’intérêt de mener à bien le projet avant cette limite ou, dans le cas contraire, d’aménager un suivi postérieur en accord avec l’intéressé.
L’issue de la prise en charge se produit selon plusieurs cas de figure :
· fin légale du contrat jeune majeur ;
· interruption à l’initiative de l’intéressé, en accord avec l’Aide sociale à l’enfance et Thélèmythe, sa situation étant jugée assez satisfaisante pour anticiper sa sortie ;
· arrêt à la demande de l’adolescent qui refuse de poursuivre ne tolérant pas les contraintes du dispositif ;
· fin de la prise en charge à la demande de l’Aide sociale à l’enfance et/ou de Thélèmythe pour non-respect des engagements de la part de l’usager.